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Solution pour la protection de l’environnement et de la santé : manger bio !

Une étude française publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition confirme l’intérêt que peut susciter les produits issus de la production biologique sur l’environnement et la santé. Ces résultats rejoignent ceux d’un rapport publié en 2016  et d’une étude publiée en 2018.


La consommation d’aliments biologiques a régulièrement augmenté au cours de la dernière décennie dans les pays occidentalisés.  Le but de l’étude, basée sur des données d’observation, était donc de comparer certaines caractéristiques de durabilité des régimes alimentaires des consommateurs avec des niveaux variables d’aliments biologiques.

La durabilité de l’alimentation chez 29 210 participants à l’étude NutriNet-Santé a été estimée à l’aide de bases de données développées dans le cadre du projet BioNutriNet. Quatre dimensions (nutrition, environnement, économie et toxicologie) de la durabilité d’un régime alimentaire ont été évaluées en utilisant :
– des indicateurs nutritionnels basés sur les apports et les scores alimentaires, ainsi que sur l’indice de masse corporelle (IMC) ;
– des indicateurs environnementaux (émissions de gaz à effet de serre, demande cumulative d’énergie et occupation des sols) ;
– des indicateurs économiques via les coûts monétaires du régime ;
– une exposition alimentaire quotidienne estimée à 15 pesticides.

Les résultats de l’étude montre qu’une consommation accrue d’aliments biologiques était associée à une consommation plus élevée de plantes et d’aliments, à une plus grande qualité nutritionnelle globale (scores diététiques plus élevés) et à un IMC plus faible. Les émissions de gaz à effet de serre liées au régime alimentaire, la demande d’énergie cumulée et l’occupation du sol ont progressivement diminué avec l’augmentation de la consommation d’aliments biologiques, tandis que le coût monétaire total du régime alimentaire augmentait. L’exposition alimentaire à la plupart des pesticides a diminué dans tous les cas.

Les auteurs concluent que les régimes des consommateurs riches en aliments biologiques étaient généralement caractérisés par de forts avantages nutritionnels et environnementaux. Ceux-ci étaient principalement motivés par la faible consommation d’aliments d’origine animale, alors que le système de production était responsable d’une hausse des coûts monétaires de l’alimentation et d’une réduction globale de l’exposition aux pesticides alimentaires.

 

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