Urbanisme – Construction – Energie – Sécurité

Création d’un parc éolien maritime (CE, 24 juillet 2019, n° 418846)

Le Conseil d’Etat a été saisi de deux décisions relatives à la création du parc éolien maritime au large de Saint- Brieuc. Ainsi, la décision attribuant l’exploitation de ce parc à une société concurrente du premier requérant, en application du droit de l’énergie et plus spécifiquement de la réglementation relative à la procédure d’appel d’offres pour les installations de production d’électricité et  la décision autorisant l’exploitation de cette installation, au titre de la réglementation environnement étaient contestées. 

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Soutien aux énergies renouvelables : le photovoltaïque fait monter la facture

Le premier rapport du Comité de gestion des charges de service public de l’électricité estime que le montant des dispositifs de soutien aux énergies renouvelables électriques et à la cogénération au gaz naturel, financés au titre des charges de service public de l’énergie, est compris entre 138 et 149 milliards d’euros. Une large part revient aux tarifs photovoltaïques antérieurs au moratoire de 2010.

 

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Union européenne et transition énergétique : quelles sont les avancées ?

Le quatrième rapport sur l’état de l’union dresse un bilan positif de la mise en oeuvre des politiques adoptées dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et du développement des batteries. La Cour des comptes européenne a toutefois émis un bémol sur ce dernier point.

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Suspension de l’appel d’offres pour l’autoconsommation

Lancé en mars 2017, l’appel d’offres pour l’autoconsommation s’adressait aux consommateurs des secteurs industriels, tertiaires et agricoles et portait sur la réalisation et l’exploitation d’installations de production d’électricité situées en métropole continentale utilisant les énergies renouvelables (solaire, petite-hydro, moulins, etc.), dont tout ou partie de la production est autoconsommée, et dont la puissance est comprise entre 100 et 500 kW. Le volume total alloué de 450 MW comportait 9 périodes de candidature réparties en 3 ans.

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Validation par la Commission de l’aide publique accordée à quatre fermes pilotes d’éoliennes flottantes en mer

Quatre fermes pilotes d’éoliennes flottantes vont être implantées dans l’océan Atlantique (projet « Groix Belle Île ») et en Méditerranée (« Golfe du Lion », « Eolmed » et « Provence Grand Large »). Elles seront composées de trois à quatre turbines et auront chacune une puissance installée totale de 24 MW. Les turbines seront installées en mer sur des flotteurs et seront interconnectées entre elles et reliées à la terre par un câble sous-marin.

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Qui peut contester un certificat de projet ? Réponse de la Cour administrative d’appel de Bordeaux

Dans un récent arrêt, la Cour administrative d’appel de Bordeaux a apporté des précisions s’agissant de la recevabilité d’un recours exercé contre deux certificats de projet délivrés dans le cadre d’un projet d’implantation d’un parc éolien (CAA Bordeaux, 27 déc. 2018, nº 17BX00034). 

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Modification des règles relatives aux autorisations environnementales et aux éoliennes

Le décret n° 2018-1054 du 29 novembre 2018 modifie le dispositif de l’autorisation environnementale pour améliorer son fonctionnement. Le contentieux relatif aux éoliennes terrestres est également impacté par ce décret.

Initialement, le préfet devait statuer sur la demande d’autorisation environnementale dans les deux mois suivant la réception par le pétitionnaire du rapport d’enquête publique. Désormais, le décret de 2018 prévoit qu’il devra statuer dans un délai de deux mois à compter de l’envoi du rapport au pétitionnaire et des conclusions du commissaire enquêteur.

Par ailleurs, ce délai pouvait être prorogé une fois avec l’accord du pétitionnaire, or, désormais, il pourra l’être par arrêté motivé du préfet dans la limite de deux mois, ou pour une durée supérieure si le pétitionnaire donne son accord.

Enfin, à l’origine, l’arrêté d’autorisation devait être publié sur le site internet de la préfecture qui a délivré l’acte pendant une durée minimale d’un mois. Le décret prévoit maintenant qu’il devra être publié pendant une durée minimale de quatre mois.

S’agissant du contentieux des éoliennes, les Cours administratives d’appel sont désormais les juridictions compétentes pour en connaître en premier et dernier ressort des  litiges portant sur les décisions relatives aux installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent classées au titre de la nomenclature ICPE, à leurs ouvrages connexes, ainsi qu’aux ouvrages de raccordement propres au producteur et aux premiers postes du réseau public auxquels ils sont directement raccordés. Parmi ces décisions figurent l’autorisation environnementale, les autorisations d’occupation du domaine public ou encore les prescriptions d’archéologique préventive. La cour administrative d’appel territorialement compétente pour connaître de ces recours est celle dans le ressort de laquelle a son siège l’autorité administrative qui a pris la décision.

Le mécanisme de cristallisation automatique des moyens est également applicable à ce contentieux. Ainsi, les parties ne peuvent plus invoquer de nouveaux moyens passé un délai de deux mois  à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense.

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