L’entreprise Solairedirect est devenue une filiale d’Engie (ex-GDF), qui a acheté 95% des actions à Thierry Lepercq, son PDG, et obtenu 100% des droits de vote. La direction d’Engie a reconnu l’approche « visionnaire et ambitieuse » de l’entreprise, qui a misé « dès l’origine sur le solaire sans subventions ».
Or c’est bien là l’atout principal actuellement de l’énergie solaire. Le coût des panneaux photovoltaïques a baissé de plus de 80% depuis 2008, ce qui permet aux opérateurs de proposer des prix entre 54 et 80 € le mégawattheure (MWh).
En France il est même devenu plus intéressant de développer de grandes centrales solaires que des champs éoliens. C’est ainsi qu’à Cestas, près de Bordeaux, la PME Neoen a lancé la construction d’une centrale géante de 300 MW. Cette entreprise propose un tarif de 105 €, soit plus cher que la moyenne actuelle à moins de 80 €, mais parie sur l’augmentation du prix de l’électricité classique, en promettant de maintenir ce tarif-là sur les vingt prochaines années.
Aujourd’hui de nombreux Etats misent sur l’énergie solaire. C’est certes une énergie intermittente, dépendante des aléas climatiques, mais ce défaut est compensé par les autres sources de production dès lors qu’elle reste minoritaire. Ainsi la capacité installée dans le monde, de 183 GW fin 2014, devrait plus que doubler à 426 GW en 2018, selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie.
Une croissance de 41% de l’énergie solaire est attendue en Amérique centrale et du Sud, de 34% en Afrique et au Moyen-Orient, et en ce qui concerne l’Europe, selon une étude récente, le solaire pourrait représenter jusqu’à 12 % de la consommation d’électricité en 2030, soit quatre fois plus qu’en 2013.
