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Energies marines : les professionnels de la mer plaident pour l’hydrolien et l’éolien flottant

Le Gican défend 2 scénarios pour les énergies renouvelables marines. Si le soutien public se concrétise, jusqu’à 20 GW pourraient être installés d’ici 2030 le long des côtes françaises. Un peu plus de 80.000 pourraient être au rendez-vous.

 

En 2030, entre 55.000 et 83.000 emplois directs et indirects pourraient être associés aux énergies marines renouvelables (EMR). Pour 2020, les EMR pourraient représenter quelque 37.000 emplois, dont environ 10.000 emplois directs. Tel est le potentiel d’emploi associé au développement des EMR en France, c’est-à-dire au développement de l’éolien en mer (posé ou flottant), l’hydrolien, l’houlomoteur et l’énergie thermique des mers, selon une étude réalisée par Indicta et présentée jeudi 17 janvier 2013 par le Groupement des industriels des constructions et activités navales (Gican).

 

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Au coeur des arguments développés par les défenseurs des nouvelles EMR figure un constat d’échec : la France a raté le coche du solaire et de l’éolien sur terre ou posé en mer. La France « a loupé le train de l’éolien », estime Patrick Boissier, président directeur-général de DCNS, ajoutant que « le photovoltaïque est parti en Chine ». En conséquence, le PDG du groupe public plaide en priorité pour le développement de l’hydrolien afin de faire de la France un leader mondial.

 

Si l’éolien flottant semble avoir un bel avenir le long des côtes dont les fonds marins dépassent les 40 mètres de profondeur, le potentiel de l’hydrolien semble pour sa part bien maigre. Avec seulement 90 à 100 GW de potentiel mondial, selon Patrick Boissier, le total à installer est loin des 110 GW d’énergie renouvelable installés en 2011 toutes filières confondues sur l’ensemble du Globe.

 

Un marché de niche mais qui n’est pas anodin pour les chantiers navals français puisque selon le directeur général de STX France, la construction d’une cinquantaine d’hydroliennes par an leur fournirait une charge de travail équivalente aux contrats de construction de navires actuellement réalisés en France. En effet, chaque hydrolienne dépasse les 1.000 tonnes

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