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Effets sur les enfants de la pollution de l’air : l’urgence d’agir !

Réalisé par UNICEF France, le Réseau Action Climat, Respire et le WWF, le rapport « Pour chaque enfant, un air pur ! Les effets de la pollution de l’air en ville sur les enfants » met en évidence l’urgence d’agir pour préserver la santé des enfants.

Dans la foulée de l’alerte concernant la pollution de l’air dans les établissements scolaires d’Ile-de-France lancée le 27 mars dernier par l’association nationale Respire, de celle touchant les établissements marseillais lancée par Greenpeace le lendemain, suivi de celle portant sur les écoles et crèches de Strasbourg lancée le 2 avril, un rapport rassemblant les données existantes sur le sujet vient d’être rendu public afin « d’alerter et d’informer les citoyens mais aussi d’interpeller les pouvoirs publics sur la nécessité de prendre des mesures fortes pour préserver la santé de tous et surtout des enfants ».

Les enfants sont les premiers touchés par la pollution en raison notamment de l’immaturité de leurs organismes et de la fréquence à laquelle ils respirent (une fois et demie plus élevée que celles des adultes). Un grand nombre de pathologies qui prennent racine dès l’enfance et même dès le stade fœtal (asthme, allergies, eczéma, syndromes dépressifs, diabètes, obésité,…) sont directement liées à la pollution de l’air.

 Le rapport rappelle que « la principale source de pollution atmosphérique dans nos villes est le trafic automobile, et que 63% des émissions d’oxyde d’azote y sont liées. Ainsi, vivre à proximité d’axes routiers à forte densité provoquerait 15 à 30% de nouveaux cas d’asthme chez les enfants ».

De plus, la majorité des lieux d’accueils pour enfants se trouvant à proximité d’axes routiers, leur exposition à un air pollué est accentuée.

Selon la cheffe du service d’allergologie pédiatrique à l’Hôpital Trousseau (AP-HP) « les pics de pollution sont très mauvais pour la santé et ils provoquent une hausse des venues aux urgences pour des crises d’asthme. Mais, il y a surtout une pollution de fond à laquelle nous et nos enfants sommes exposés en permanence et qui attaque notre organisme (poumons, circulation, cerveau, immunité)”.

UNICEF France, le Réseau Action Climat, l’association Respire et le WWF proposent « des recommandations concrètes pour inverser la tendance », parmi lesquelles :

– généraliser les zones à faibles émissions (ZFE) dans les villes, notamment autour des lieux accueillant des publics fragiles (crèches, écoles, hôpitaux,…), pour réduire progressivement la place de la voiture essence et diesel et favoriser l’essor des motorisations à très faibles émissions ;

– accompagner et soutenir financièrement les collectivités et les usagers, pour développer des solutions de mobilité plus propres (marche, vélo, transport en commun, co-voiturage,…) et ainsi sortir de la dépendance à la voiture individuelle ;

– mieux sensibiliser la population aux risques de la pollution de l’air pour la santé des enfants.

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