Pas de fusion, mais une meilleure fission!
Voilà le but du protocole d’accord signé entre EDF et Areva, et annoncé le 30 juillet 2015. Celui-ci prévoit un contrôle majoritaire d’EDF sur Areva NP – qui se charge de la construction des réacteurs et de leur maintenance.
Les connaisseurs l’auront compris : il résultera de cet accord une séparation au sein d’Areva de ses deux composantes historiques :
- La construction des réacteurs, l’assemblage des combustibles et les services à la base installée (ex-Framatome) ;
- La fourniture de combustible et leur retraitement (ex-Cogema).
Ce protocole d’accord intervient dans le cadre du plan de sauvetage du spécialiste du nucléaire, en grande difficulté financière. La cession de 51 à 75% du capital d’Areva NP à EDF devrait lui rapporter 2 milliards d’euros.
La maison-mère Areva devrait conserver 25% de la société. Elle a précisé qu’elle aurait besoin d’une augmentation de capital significative pour répondre à ses besoins de financement d’ici 2017, qui sont d’environ 7 milliards d’euros.
Le président d’Areva NP sera Bernard Fontana, l’ancien patron de Holcim. Il a été choisi par les trois acteurs de l’accord : EDF, Areva et le Gouvernement.
