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Augmentation de la prédation du loup : nouvelles mesures

Le loup est une espèce « strictement protégée », inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne et aux annexes II et IV la Directive 92/43/CEE dite « Habitats, Faune, Flore ». Toutefois, des dérogations à la protection sont prévues par ces textes pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population de loups.

L’augmentation constante de la prédation, en lien avec l’augmentation de la population lupine et de son aire de répartition, ont conduit à mettre en place depuis plusieurs années une politique d’intervention sur la population de loups, pour renforcer la protection des troupeaux lorsque les autres mesures de protection ne suffisent pas à contenir la prédation. Cette politique est intégrée dans le Plan national d’actions (PNA) « loup et activités d’élevage » adopté en février 2018.

En début d’année la population de loup a été évaluée à environ 527 individus dépassant ainsi le seuil de 500 loups mentionnés dans le plan national loup lancé en 2018. Le gouvernement a donc décidé de lancer une feuille de route « post 500 loups » et de modifier les modalités de gestion du grand prédateur. Ces modalités viennent d’être fixées par l’arrêté du 26 juillet 2019 portant sur l’expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup publié le 27 juillet 2019, et pris pour une durée limitée, jusqu’à la fin de l’année 2019.

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