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Inventaire national des matières et déchets radioactifs

La dernière édition des « Essentiels » de l’ANDRA fait le point sur les 1 620 000 mètres cubes de déchets radioactifs produits en France à fin 2017.

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) vient de publier « Les Essentiels 2019 de l’Inventaire national des matières et déchets radioactifs ». Ce document présente les stocks de matières et déchets radioactifs produits, en France, à fin 2017. Il s’agit d’un outil précieux pour le pilotage de la politique de gestion des matières et déchets radioactifs, notamment dans la perspective du débat public sur le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs.

 Au 31 décembre 2017, on comptait 1 620 000 m3 de déchets radioactifs. Ces déchets ont été produits par les différents secteurs qui utilisent la radioactivité, selon les proportions ci-dessous :
– 33% sont des déchets de très faible activité (TFA), bétons, gravats ou terres, provenant principalement du démantèlement des installations ;
– 58% sont des déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC), liés à l’exploitation des centres (vêtements, outils, gants, filtres,…) ;
– 6% sont des déchets de faible activité à vie longue (FA-VL) ;
– les déchets radioactifs de moyenne activité à vie longue (MA-VL) représentent moins de 3% du volume total et les déchets de haute activité (HA) représentent environ 0,2% du volume.
Plus de 90% des déchets radioactifs produits à fin 2017 (TFA et FMA-VC) sont déjà ou seront stockés dans les centres de surface de l’ANDRA (CSM et CSA pour les déchets de faible et moyenne activité à vie courte et Cires pour les déchets de très faible activité). Les déchets HA et MA-VL sont quant à eux destinés à être stockés dans Cigéo, le projet français de stockage de déchets radioactifs en couche géologique profonde en Meuse / Haute-Marne.

La répartition, par secteur économique, du volume de déchets (en équivalent conditionné) déjà stockés ou destinés à être pris en charge par l’ANDRA à fin 2017 est la suivante :
– 59% pour l’électronucléaire,
– 28% pour la recherche,
– 9% pour la défense,
– 3% pour l’industrie non électronucléaire,
– 1% pour le médical.
Aujourd’hui plus de la moitié de ces déchets sont déjà produits.

 

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