L’essor du financement participatif des énergies renouvelables

Le crowdfunding des énergies renouvelables a progressé de 11,5 % en 2023. Le financement des installations solaires domine largement avec 278 nouveaux projets.

L’association Financement Participatif France (FPF) et Mazars publient les Baromètres du crowdfunding en France réalisés par GreenUnivers. Ils présentent les tendances du financement participatif pour l’année 2023 avec un focus sur les énergies renouvelables.

Le financement participatif ou crowdfunding est une alternative au prêt bancaire classique. Il permet à un porteur de projet de collecter des fonds sur internet, par le biais d’une plateforme en ligne dédiée, auprès d’investisseurs pour financer un projet spécifique. Le financement peut prendre la forme d’un prêt, d’un don ou d’une acquisition de titres de société.

La forte croissance du crowdfunding pour les énergies renouvelables se confirme, après une hausse déjà importante en 2022. Pour la première fois, le crowdfunding, dans son ensemble, enregistre un recul de 11,3 % tandis que le financement participatif des énergies renouvelables progresse de 11,5 % en volume. Les montants collectés passent de 215 millions d’euros en 2021 à 368 millions d’euros en 2023. Le nombre de projets évolue de 15,1 % passant de 227 projets en 2021 à 351 à 2023.

Le crowdfunding dédié aux énergies renouvelables pèse désormais 17,6 % de la collecte globale (contre 14 % l’an dernier). Le nombre moyen de souscriptions par projet est de 381, avec une contribution moyenne par souscription de 2754 € et une durée moyenne de placement de 43,3 mois. Le montant moyen de la collecte est de 1 048 148 euros.

Les opérations portent essentiellement sur le solaire (79 %, 278 projets), pour une capacité de 4524 MW. Ce sont surtout des installations au sol qui sont concernées (61 %), suivis par des projets sur toiture (36 %) puis des projets flottants (1 %). L’agrivoltaïsme, qui bénéficie d’un cadre réglementaire récent, représente une part encore faible mais en plein essor (2 %). Puis suivent l’éolien (10 %, 36 projets, principalement terrestre à 99 %), le biogaz (7 %, 23 projets), l’hydroélectricité (1 %, 4 projets) et les autres, à savoir : réseau chaleur, géothermie, hydrogène (3 %, 9 projets). 

En termes de collecte, le solaire garde sa première place (68 % avec 251,7 millions d’euros) puis l’éolien (14 %), le biogaz (11 %), l’hydroélectricité (3%) et les autres (4 %). Il faut noter la progression des projets de biogaz pour lesquels les montants collectés ont plus que doublé en un an (de 17 M€ à 39,2 M€).

Pour les développeurs d’énergies renouvelables, le crowdfunding représente une composante essentielle dans le financement de leurs projets pour en favoriser l’acceptabilité. Et pour les citoyens, au-delà d’un engagement en faveur de l’environnement, le faible niveau de risque est un élément très attractif.

À propos de l’auteur

COUSSY AVOCATS ENVIRONNEMENT ENERGIE URBANISME

Reconnu en droit de l'énergie et de l'électricité (CRE)
Reconnu en droit de l'environnement
Reconnu en droit de l'urbanisme
Reconnu en droit de la sécurité (CNAPS, CNAC, CIAC)

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