Aux termes d’un communiqué de presse publié le 22 juin 2018, le gouvernement a fait part de son programme militant pour la réduction de l’usage du glyphosate.
Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire, et Stéphane Travert, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, assisté par des représentants du monde agricole, de l’agro-alimentaire et de la distribution, et des acteurs de la recherche et de l’innovation se sont accordés pour s’engager dans la sortie définitive du glyphosate.
Cette nouvelle ligne directrice s’inscrit entièrement dans le cadre du plan d’action global pour la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires avec un objectif de -25 % en 2020 et -50 % en 2025, présenté en avril 2018, et semble conforme à la décision du gouvernement de mettre fin aux principaux usages du glyphosate d’ici trois ans au plus tard et d’ici cinq ans pour l’ensemble des usages.
Concrètement, plusieurs mesures ont été annoncées par les ministres, en vue de mobiliser les filières concernées et de permettre un suivi en toute transparence par les parlementaires et les citoyens des progrès accomplis en la matière. Tout d’abord, un centre de ressource sera créé fin 2018 pour rendre accessible à l’ensemble de la profession agricole les solutions identifier pour écarter l’utilisation du glyphosate. Plus encore, les actions d’accompagnement dans le cadre du programme Ecophyto seront renforcées en vue d’améliorer la diffusion des solutions et de faciliter l’identification d’alternatives pour les usages pour lesquels il demeurerait des impasses. La promotion des alternatives au glyphosate sur le plan national sera également assurée par une mobilisation des réseaux territoriaux des chambres d’agriculture et de l’enseignement agricole, avec l’appui des Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural (« CIVAM ») et des coopératives agricoles. En outre, au niveau européen, ce travail de promotion sera assuré avec les Etats volontaires pour s’engager dans la même voie.
Une « Tast Force », dirigées par les deux ministères, sera chargée d’animer et de suivre ce plan d’action, avec le soutien de l’Institut National de Recherche Agronomique (« INRA »), de l’ACTA (les Instituts techniques agricoles) et de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (« APCA »). Ce comité rendra compte des actions engagées et des progrès accomplis tous les trimestres aux ministres et aux parlementaires.
