Selon l’Anses, pas de lien prouvé entre les ondes des téléphones portables et les cancers

L’exposition aux ondes radiofréquences dans notre environnement augmente, surtout en ville, à cause du développement des vidéos et des réseaux sociaux. Il faut quand même rester prudent. L’Agence recommande donc d’utiliser les technologies sans fil avec modération, particulièrement pour les enfants, et d’utiliser des dispositifs qui permettent d’éloigner le téléphone du corps.

En 2025, 98 % des Français de 12 ans et plus ont un téléphone portable, et parmi eux 91 % possèdent un smartphone. Ces nouvelles habitudes d’utilisation modifient l’exposition de la population aux ondes radiofréquences.

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) publie une mise à jour de son étude sur les effets des ondes radiofréquences et le risque de cancer. Depuis ses dernières évaluations de 2013 pour les adultes et de 2016 pour les enfants, près de mille études scientifiques ont été réalisées.

L’Anses ne trouve pas de lien de cause à effet entre l’exposition aux ondes radiofréquences émises par les téléphones portables et l’apparition de cancers, que ce soit chez les animaux ou chez les humains.

L’exposition de la population aux ondes radiofréquences change avec l’évolution des pratiques : utiliser le haut-parleur ou des écouteurs diminue l’exposition directe de la tête aux radiofréquences, tandis que l’augmentation de l’utilisation d’Internet en déplacement (vidéos, réseaux sociaux, etc.) augmente l’exposition aux radiofréquences dans l’environnement, notamment dans les zones urbaines bien équipées.

L’Agence continue de recommander la prudence en conseillant une utilisation modérée des technologies sans fil, surtout pour les enfants, en utilisant des dispositifs qui éloignent le téléphone du corps (écouteurs, haut-parleur) et en favorisant les connexions de bonne qualité, notamment en Wi-Fi plutôt que sur les réseaux mobiles quand on est à l’intérieur.

L’Anses va continuer son évaluation pour d’autres effets sur la santé en se concentrant sur d’autres impacts sanitaires, comme les effets sur la fertilité.

Enfin, elle fait aussi des recommandations pour la recherche : uniformiser les protocoles d’expérimentation, en particulier entre les études faites sur les animaux et celles qui portent sur les mécanismes biologiques ; continuer à observer les relations entre exposition aux radiofréquences et cancer grâce aux registres de cancer notamment ; continuer le suivi et le financement de grandes études de cohortes comme l’étude COSMOS ; documenter et suivre dans le temps les usages réels des technologies sans fil.

Au début de l’année 2026, une nouvelle expertise sur les effets de l’utilisation des réseaux sociaux numériques chez les adolescents sera présentée.

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