Le lauréat du premier appel d’offres a été annoncé concernant l’éolien flottant en Bretagne

Dans le cadre de l’inauguration du parc éolien en mer de Fécamp, le ministre délégué chargé de l’énergie, Roland Lescure, a annoncé l’attribution du premier projet commercial dans l’éolien en mer flottant qui sera construit au sud de la Bretagne, au large de Belle-Île (AO5).

Parmi les 10 candidats présélectionnés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), sur la base de leurs capacités techniques et financières, le lauréat est Pennavel, une société créée par le consortium formé par Elicio, producteur international d’énergie éolienne, et BayWa r.e., développeur d’énergies renouvelables et fournisseur de solutions.

Le futur parc doit permettre de produire l’électricité nécessaire aux besoin d’approximativement 450 000 habitants, pour cela il est prévu une puissance de 250 MW. Il sera mis en service en 2031.

Il s’agit du premier parc éolien flottant commercial au monde à se voir attribuer un tarif d’achat. Le prix auquel ce projet a été attribué est très compétitif : 86,45 euros/MWh.

Le consortium s’est notamment engagé dans son offre à :

  • Confier à des PME une part minimum de 10% des études, de la fabrication des composants et des travaux à terre et en mer. Les prestations concernées couvrent les études techniques, environnementales ou socio-économiques, la conception et l’ingénierie, les ouvrages métalliques ou de génie-civil, l’électricité, la peinture, le transport et la logistique ;
  • Confier à des PME une part minimum de 10% de l’entretien, la maintenance et l’exploitation du parc éolien. Les prestations concernées couvrent les domaines de la supervision d’opération, d’inspection, de travaux de maintenance, d’affrètement maritime, de transport et logistique à terre et en mer ;
  • Consacrer un volume minimal de 500 000 heures à l’insertion professionnelle de personnes rencontrant des difficultés sociales ou professionnelles ;
  • Lever un minimum de 10 millions d’euros grâce au financement ou investissement participatif, auprès du public et de collectivités des régions Bretagne et Pays de la Loire ;
  • Ne pas valoriser l’une des deux zones « optionnelles » afin de limiter l’impact paysager du projet ;
  • Allouer un montant minimum de 20 millions d’euros en faveur de l’environnement (mesures Eviter-Réduire-Compenser) et du Fonds Biodiversité.

L’attribution du projet Sud Bretagne a effectivement augmenté la puissance totale des projets français en service, en construction ou en développement à près de 4,8 GW. Ces projets sont principalement situés le long des côtes françaises.

Ce premier retour d’expérience sera précieux pour nourrir les réflexions sur l’élaboration des futurs appels d’offres. Il pourrait notamment conduire à l’introduction de nouveaux critères destinés à favoriser l’utilisation de la production industrielle française et européenne

À propos de l’auteur

COUSSY AVOCATS ENVIRONNEMENT ENERGIE URBANISME

Reconnu en droit de l'énergie et de l'électricité (CRE)
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Reconnu en droit de l'urbanisme
Reconnu en droit de la sécurité (CNAPS, CNAC, CIAC)

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