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Renouvellement du parc nucléaire français : quand se décidera-t-on ?

Dans le cadre de la concertation sur la PPE, la Société française d’énergie nucléaire publie une note technique établissant « la nécessité pour la France de lancer sans tarder un programme de constructions neuves ».

 

La Société française d’énergie nucléaire (SFEN) a publié une note technique, dans le cadre de la concertation en cours sur le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie, qui établit « la nécessité pour la France de lancer sans tarder un programme de constructions neuves », et ce pour des questions :
– de calendrier énergétique : il s’agit d’assurer à long terme le socle nucléaire nécessaire pour notre approvisionnement en électricité bas carbone. En effet, toujours d’après la SFEN, la période 2030-2035, déjà susceptible d’être une période pivot en matière de consommation électrique, est aussi une période pivot en matière de capacté disponible ;

Précision : le projet de PPE, qui présente une trajectoire de réduction de la part du nucléaire à 50% du mix électrique, prévoit en effet la mise à l’arrêt définiti à partir de 2027, et potentiellement dès 2025, de 12 réacteurs de 900 MW avant 2035. Post 2035, d’autres anticipations d’arrêts seront rendues nécessaires par l’effet falaise.

– de calendrier industriel : il s’agit de garantir à la filière la visibilité dont elle a besoin pour permettre aux industriels d’être en capacité de construire aux échéances requises.

En conclusion, la note souligne qu' »une décision d’engagement est nécessaire au plus tard courant 2021 afin de satisfaire à la fois aux exigences du calendrier énergétique, en termes de sécurité d’approvisionnement, de calendrier industriel, mais aussi de compétences du tissu industriel nucléaire français ». De plus, un tel engagement doit « être suffisamment ferme pour permettre aux industriels d’investir et d’engager les ressources nécessaires, en particulier en matière de recrutements et de formations, et d’être en capacité de construire aux échéances requises, et avec le niveau de performance attendu ». Enfin, cet engagement doit porter sur « la construction de trois paires de réacteurs a minima, avec un cadencement optimisé, afin de bénéficier pleinement des effets de série attendus en termes de compétitivité et garantir au pays un approvisionnement bas carbone, bon marché, dans la durée ».

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