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Evaluation environnementale de la production d’électricité d’origine nucléaire

Le changement climatique pourrait jouer un rôle important sur l’objectif de réduction de la production d’électricité d’origine nucléaire. Le gouvernement a publié son évaluation de la mise en oeuvre de la Programmation pluriannuelle de l’énergie. 

Concernant plus particulièrement le volet nucléaire, l’évaluation environnementale précise les impacts de la réduction de la production d’électricité d’origine nucléaire :
– climat et énergie : la PPE est construite sur le principe que le nucléaire est substitué par des EnR (impact neutre sur ce point) ;
– ressources en eaux et milieux aquatiques, biodiversité et habitats naturels, sols et sous-sols, paysage et patrimoine : à long terme, l’augmentation de la température ainsi que le réchauffement global des masses d’eau est susceptible d’affecter la productibilité des centrales nucléaires qui devront baisser leur production pour ne pas risquer la surchauffe (le réchauffement climatique pourrait ainsi avoir pour effet de diminuer la production nucléaire) ;
– ressources épuisables (hors énergie fossile) et déchets : les quantités d’uranium utilisée et de déchets radioactifs à traiter devraient diminuer.  Les déchets liés au démantèlement de centrales devront faire l’objet d’une filière de traitement adaptée à leur nature ;

Précision : ce sont à 80% des déchets conventionnels, notamment des gravats et des métaux, et pour 20 % des déchets radioactifs.

– risques naturels et technologiques : une baisse du risque de défaillance générique des installations et d’accident est attendue. Le démantèlement de centrales pourrait entraîner de nouveaux risques qu’il s’agira d’anticiper. Les changements climatiques à long terme pourraient influer sur le niveau d’exposition aux risques des installations nucléaires (événements climatiques extrêmes, sécheresses, crues,…) et entraîner une hausse de l’exposition aux risques « NaTech ».

Sur la question du mix électrique, le gouvernement, après avoir rappelé les orientations visant à atteindre l’objectif de 50% de la production nucléaire en 2035, s’engage à « s’interroger sur les orientations stratégiques qu’il souhaite donner à la politique du cycle du combustible, sur la base des effort de R&D qui seront poursuivis sur la PPE dans le domaine de la fermeture du cycle du combustible »

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