Urbanisme – Construction – Energie – Sécurité

Protection des amphibiens et infrastructures de transport

Les infrastructures de transport terrestres font courir deux principaux risques aux amphibiens : d’une part la fragmentation des habitats (disparition, diminution, dégradation et isolement des surfaces d’habitats favorables, extinction des petites populations) et, d’autre part, la mortalité directe par les collisions. Divers dispositifs associés aux mesures « Eviter, Réduire, Compenser » (ERC) sont destinés à éviter l’impact ou le supprimer, atténuer ou réduire ces risques ou tenter de compenser les dommages.

 Une publication du CEREMA, consacrée à la prise en compte des amphibiens dans les dispositifs de franchissement des infrastructures de transports, rappelle des principales caractéristiques biologiques des amphibiens, qui vivent dans l’eau et sur terre et peuvent réaliser des migrations. Il fait un point sur les menaces qui pèsent sur ce groupe, précise les enjeux de protection et les impacts des infrastructures, en particulier les routes.

 Il aborde ainsi les thématiques suivantes :

– les émissions chimiques liées aux réseaux d’infrastructures ;

– les pollutions sonore et lumineuse ;

– les pertes d’habitats et la fragmentation des milieux ;

– les collisions entraînant une mortalité.

 Le document présente les dispositifs temporaires et permanents de protection des amphibiens, en particulier les « crapauducs » ou « batrachoduc » destinés à assurer la traversée des amphibiens à l’aide de barrières et de collecteurs ou de traversées sous chaussée, ainsi que les principes de conception.

 Les méthodes de dénombrement, les mesures d’accompagnement, l’entretien et le suivi de l’efficacité de ces mesures, la pérennisation des corridors rétablis (politiques foncières) et quelques estimations de coût sont également abordés.

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