Urbanisme – Construction – Energie – Sécurité

Projets éoliens et hydroliens dans la Manche

Eoliennes et hydroliennes, pourquoi Cherbourg ?

Jean-François Le Grand, le président du conseil général, compare « Cherbourg, pour les énergies marines renouvelables, à Toulouse pour l’aéronautique ». Le Raz Blanchard représente, pour l’hydrolien, la moitié du potentiel français. Cherbourg devient donc la position incontournable grâce à sa proximité. L’enjeu en terme d’emplois est énorme. C’est un rendez-vous à ne pas manquer. A elle seule, la production hydrolienne prévue est de six gigawatts, soit, par exemple, plus de dix fois celle, éolienne, de Courseulles-sur-Mer, avec 450 mégawatts fournissant l’électricité pour 600 000 personnes.

Quels changements pour le port de Cherbourg ?

 

Les 35 ha disponibles aujourd’hui sont suffisants pour héberger les fabricants d’éoliennes en mer. Deux usines doivent être construites. Bertrand Marsset, directeur de l’aménagement et l’environnement au sein de PNA (Port normand associés), avance un calendrier : « Le permis de construire va être déposé cet été pour une construction en 2014. La production d’éolienne offshore devrait démarrer en 2015, la livraison des fondations en 2016 et l’installation en 2017 pour une exploitation en 2018. »

 

Une extension sur la mer de 39 ha permettra ensuite d’accueillir la construction et la maintenance des hydroliennes.

Et en terme d’emplois locaux ?

 

Ce projet représente un nombre important d’emplois pour plusieurs décennies. « Entre 1 500 et 2 500 », estime Florus Nestar, coordonnateur grand chantier EPR – THT. Il faut qu’un maximum de demandeurs d’emploi de la Manche puissent en bénéficier. Quatre-vingts métiers différents sont déjà référencés. Plusieurs PME ou PMI locales ont les compétences et des formations sont possibles pour atteindre le niveau nécessaire.

Quelles contraintes doivent être prises en compte ?

 

Dans un premier temps, pour mener à bien cette extension, « la gérance de la rade de Cherbourg doit être transférée de l’État vers PNA », rappelle Yves Husson, le sous-préfet de Cherbourg. Puis l’amiral Bruno Nielly, le préfet maritime, doit donner son avis. En effet, c’est la première fois que de telles installations se font près de voies navigables. « Il est nécessaire de garder un corridor de navigation dégagé pour que les bateaux puissent naviguer en toute sécurité », précise-t-il. Le préfet maritime tient compte également de l’importance de la pêche dans la Manche. « Notre futur est en mer, les marins en sont conscients. Il faut donc ouvrir le dialogue et trouver des compromis dans un respect mutuel. » Sans toutes les autorisations, pas d’EMR à Cherbourg. (voir l’article)

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