Entre l’aviation et les services météo d’une part, qui doivent quadriller le territoire, et les acteurs de l’éolien d’autre part, engagés dans une logique de développement, le conflit est inévitable. La furtivité est l’un des moyens de traiter cette cohabitation, et de ménager les échos.
C’est ainsi que les 35 éoliennes de l’Ensemble éolien catalan, construit par EDF Energies Nouvelles à proximité de Perpignan, enverront un écho affaibli vers le radar météo d’Opouls-Périllos, et réduiront ainsi les interférences entre les ondes produites par les éoliennes, les aéronefs, et le radar météo.
EDF Energies Nouvelles teste actuellement les 16 premiers aérogénérateurs de l’Ensemble éolien catalan, à l’ouest de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Ce parc, qui s’étend sur quatre communes, comprendra à terme 35 machines. D’une puissance de 96 MW, il sera l’un des plus gros parcs éoliens terrestres en France.
Il sera aussi le premier à faire fonctionner des éoliennes « furtives ». L’objectif est de limiter les échos susceptibles de perturber la lisibilité des phénomènes météo par le radar d’Opoul-Périllos, distant de 20 km. Le procédé a été développé par le constructeur Vestas, en partenariat avec EDF EN et la société d’ingénierie britannique Qinetiq.
EDF EN chiffre à 6 ou 7 % le surcoût généré par la furtivité, sur un investissement global de 130 millions d’euros.
