EDF a reçu l’autorisation de commencer les travaux préliminaires pour l’installation de deux unités de production nucléaire de type EPR2 sur le site de Penly et la commune de Petit-Caux, en Seine-Maritime. Cette autorisation a été accordée par un décret du 3 juin 2024, signé par le Premier ministre, le ministre de la Transition écologique et le ministre de l’Agriculture.
Après une période d’instruction de 11 mois et une commission d’enquête qui a rendu un avis favorable sans réserve, l’autorisation a été accordée à EDF, futur exploitant de la centrale. Conformément à l’article 11 de la loi d’accélération du nucléaire, cette autorisation ne concerne que les travaux préparatoires de la centrale, à l’exclusion des travaux de construction des bâtiments qui ne pourront commencer qu’après l’obtention de l’autorisation de création de l’INB mentionnée à l’article L. 593-7 du Code de l’environnement.
L’article 4 du décret autorise notamment la réalisation de travaux sur terre, tels que le déboisement, la création d’installations de chantier, le terrassement et la construction des premiers ouvrages souterrains, le déroctage de la falaise et la modification du chenal d’amenée. En mer, il autorise l’extension de la plateforme de front de mer et l’agrandissement de la digue d’enclôture, la création d’une conduite de rejet dédiée aux espèces marines et la création de puits de rejet en mer par forage.
Un comité de suivi sera chargé de surveiller les opérations et leurs impacts sur l’environnement (article 13). Cette autorisation marque une première étape vers la construction de la centrale, dont la mise en service est prévue, selon les estimations d’EDF, entre 2035 et 2037.
