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Bureaux parisiens : forte hausse de la taxe foncière

Le baromètre 2010 de la taxe foncière des bureaux, commerces et entrepôts, vient d’être publié par Alma Consulting Group, évaluant le coût réel au m2 de la taxe foncière en France par ville.

 

Il révèle une hausse sans précédent des coûts de taxe foncière à Paris, en raison essentiellement de :

 

– l’augmentation des taux d’imposition, passés en deux ans de 14,3 % à 19,25 % ;

 

– de la hausse du tarif des locaux-types dans certains arrondissements ;

 

– d’un coefficient 2009 de revalorisation annuelle à son plus haut depuis quinze ans (1,025 contre 1,016 en 2008).

 

Les taux d’imposition parisiens ont en effet augmenté de cinq points en deux ans, par l’instauration d’un taux départemental de 3,24 %, assortie d’une hausse du taux communal et de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères de 1,72 point.

 

La conséquence de ces hausses est une amplitude plus importante des coûts de taxe foncière de 9 à 53 €/ m2 sur les vingt arrondissements. Le coût médian augmente ainsi de 7 € et atteint 23 € /m2 – soit une hausse de 40 % en deux ans.

 

Hors Paris, les hausses de coût sont plus modérées, mais significatives : de 9 à 14 % en Ile de France et de 12 à 16 % en province. La province connaît une amplitude plus réduite de 9 à 36 €/ m2, contre 5 à 48 €/ m2 en région parisienne, les Yvelines restant le département le moins cher de l’Ile de France, avec un coût médian de taxe foncière de 12€/ m2. En revanche, quelques grandes villes en Ile de France ont procédé à des hausses de taux d’imposition significatives, de 7 à 10 % : Montreuil, Argenteuil et Saint-Denis. Parallèlement, leurs coûts de taxe foncière ont augmenté fortement de 10 à 15 %.

 

Parmi les plus grandes villes de France, hors Paris, les taux d’imposition fonciers ont pour la plupart peu augmenté en 2010 : + 1,8 % (un tiers d’entre elles ayant même maintenu leurs taux 2009). Parmi les collectivités territoriales, ce sont les départements qui ont le plus augmenté leurs taux (+ 2,5 %, mais à noter des hausses à deux chiffres dans l’Aisne et dans la Saône et Loire). Les taux des régions quant à eux sont restés stables, à l’exception de la région Alsace (+ 4,1%).

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